Accéder au contenu principal

Sélection

Pile à lire post-confinement #2 Ces livres féministes publiés à quelques jours du confinement

Chaque semaine, partager 5 livres que j'aimerais lire. Dans un futur non défini. Pour le moment j'ai le privilège d'avoir des livres sous la main. Oui, avoir des livres non lus sur ses étagères et sur celles de ses parents, c'est un immense privilège et bien le signe d'un certain patrimoine culturel. Je ne l'oublie pas. Alors ces livres que je mentionne, c'est plutôt pour l'après. Je vous invite au passage à lire l'article de Benoît Virot sur Mediapart , par lequel il apporte un regard critique sur la chaîne du livre et en particulier sur le positionnement de la presse littéraire depuis le début de la crise sanitaire. Son propos est intéressant, même si je ne suis pas entièrement d'accord avec ses arguments. De mon point de vue, il est important de continuer à faire exister les ouvrages dans l'espace public, de nouveauté et de fonds.  Aujourd'hui j'ai pensé à ces ouvrages publiés juste avant le confinement, à ces ouvrages dont le

Plaisirs hebdomadaires #4

Quelques petites choses qui m'ont occupée en cette semaine particulière :

1. Je me suis lancée dans Years and years, une série signée par Russell T. Davis qui me faisait de l'oeil depuis quelques temps. Je m'attendais à une série vraiment très politique ; style dont je voulais m'écarter un petit peu de ce genre après avoir vu pas mal de séries et films sur le milieu politique, comme la géniale série Borgen (oui, avec quelques années de retard, certes) qui était disponible en intégralité sur le site internet d'Arte. Finalement, Years and years s'avère être une série beaucoup plus « globale » de part le point de vue qui est donné, celui d'une famille ordinaire de Manchester, et de part la multiplicité des sujets qui sont traités. Le fil est rouge est très politique, voire géopolitique, puisque la série s'inscrit dans un contexte de tensions politiques voire géopolitiques : période post-Brexit, montée du populisme, ripostes nucléaires, crise financière... La série nous projette jusqu'aux années 2030 : le scénario est à la fois très dystopique, très pessimiste (de ce que j'ai vu dans les premiers épisodes en tout cas) tout en étant faisant echo à nos problématiques actuelles. C'est justement ce qui est le plus inquiétant : le fait que ce qui nous paraît futuriste et apocalyptique soit aussi proche de notre réalité... 

2. J'ai entamé la lecture d'Une vie française de Jean-Paul Dubois, publié aux éditions de l'Olivier ; en attendant de pouvoir lire le Goncourt (Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon). C'est un vrai plaisir, cela me fait un penser aux Années d'Annie Ernaux, par ce panorama générationnel qui nous est offert ; voire à Pour en finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis à certains passages (pas sur la thématique de fond, mais dans le style). C'est l'histoire d'une vie, racontée en toute simplicité ; chaque chapitre raconte les bribes d'une époque et les étapes de cette vie finalement assez commune, avec les mandats présidentiels de la Ve République comme repères temporels.

3. Je suis allée voir la pièce de théâtre Ich Bin Charlotte au théâtre de la Scène Libre ; c'était incroyable. Un seul en scène autour de la vie fascinante de Charlotte von Mahlsdorf.  Travesti emblématique de la communauté LGBT, Charlotte a grandi sous le III Reich puis a survécu à la RDA. Elle collectionnait les meubles anciens dans un musée à Berlin-Est dans lequel fut reconstitué un café-cabaret emblématique qui servit de refuge à la communauté LGBT. Ich Bin Charlotte, pièce écrite par Doug Wright, Prix Pulitzer du texte dramatique en 2004, est nominée aux Molières 2019 dans la catégorie Seul en scène. L'acteur, Thierry Lopez, est phénoménal : je reste clairement admirative de cette faculté à incarner autant de rôles (et quels rôles !), sans relâche, pendant plus d'une heure. A voir au moins jusqu'au 4 janvier 2020. 



4.  Je ne l'ai pas découvert cette semaine mais je tenais à partager le compte Instagram de Clémentine alias Mikan Key ; elle y partage ses lectures et ses centres d'intérêt du moment, des portraits de femmes artistes, des messages engagés sur l'écologie notamment et divers petites  histoires à travers des très chouettes illustrations.



5. J'ai profité du temps passé chez moi, grève oblige, pour écouter (cela n'étonnera personne) la playlist de Boomerang. J'en profite pour exprimer toute ma gratitude envers cette émission d'Augustin Trapenard sur France Inter ; émission qui ne se veut pas « critique » d'un point de vue journalistique ; mais ça fait du bien, parfois, de recevoir seulement de la douceur, d'écouter des artistes de tous genres qui sont valorisés par leur hôte. Il y a toujours un message pertinent en début d'émission ; c'est une émission à la fois ancrée dans notre actualité et en léger décalage avec le rythme de nos quotidiens. Parenthèse close ; la playlist de l'émission, alimentée depuis 2015, regorge de titres variés et fabuleux. A écouter par ici

Quelques musiques, sélectionnées au passage, parce que je n'en partage pas si souvent : 







(il est probable que mes goûts musicaux n'aient pas changé depuis 10 ans) 




Commentaires

Articles les plus consultés