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Sélection

Pile à lire post-confinement #2 Ces livres féministes publiés à quelques jours du confinement

Chaque semaine, partager 5 livres que j'aimerais lire. Dans un futur non défini. Pour le moment j'ai le privilège d'avoir des livres sous la main. Oui, avoir des livres non lus sur ses étagères et sur celles de ses parents, c'est un immense privilège et bien le signe d'un certain patrimoine culturel. Je ne l'oublie pas. Alors ces livres que je mentionne, c'est plutôt pour l'après. Je vous invite au passage à lire l'article de Benoît Virot sur Mediapart , par lequel il apporte un regard critique sur la chaîne du livre et en particulier sur le positionnement de la presse littéraire depuis le début de la crise sanitaire. Son propos est intéressant, même si je ne suis pas entièrement d'accord avec ses arguments. De mon point de vue, il est important de continuer à faire exister les ouvrages dans l'espace public, de nouveauté et de fonds.  Aujourd'hui j'ai pensé à ces ouvrages publiés juste avant le confinement, à ces ouvrages dont le

Plaisirs hebdomadaires #6

Un peu de retard dans mes comptes-rendus hebdomadaires mais il n'est jamais trop tard pour parler de ce qui m'a rendu vivante et m'a fait grandir ces dernières semaines. 

1. J'ai terminé ce matin Les Furtifs d'Alain Damasio, livre de science-fiction qui me faisait de l'oeil depuis un moment. Augustin Trapenard (encore lui, oui) en a d'ailleurs régulièrement fait l'éloge (je vais certainement, d'ailleurs, réécouter l'émission Boomerang faite avec Alain Damasio). Je n'ai pas trop l'habitude de lire des livres de science-fiction mais je m'y mets, doucement, peut-être pour sortir du sentiment de panique qui m'habite en ce début d'année 2020 (ou pour le conforter et agir, peut-être). Les Furtifs est un ouvrage long mais brillant, riche en réflexions et en rebondissements, dans lequel nous suivons des parents qui tentent de retrouver leur fille. Les villes y sont la propriété des multinationales ; la rebellion grandit ; la quête des Furtifs, créatures omniprésentes en mouvement permanent, installe un nouveau rapport à l'autre. C'est un livre engagé, sur la liberté, que je ne peux que vous conseiller. 

2. Bon nombre d'épisodes du podcast Vieille Branche m'ont accompagné ces derniers temps, pour méditer sur l'année qui vient et sur la vie. Notamment, les épisodes avec Chantal Thomas (académicienne et écrivaine), Monique Pinçon-Charlot (sociologue), Catherine Sinet (femme de presse), Frederick Wiseman (documentariste) et Agnes Rosenstiehl (illustratrice et autrice). Il s'agit d'un podcast pour lequel son animatrice, Marie Misset, rend visite à des personnalités des champs de la politique, des idées et de la culture âgées de plus de 70 ans. 

3. J'ai regardé le film L'Avenir, réalisé par Mia Hansen-Løve en 2016. Isabelle Huppert y incarne une professeure de philosophie confrontée à la vie qui passe, à l'amour qui s'en va et au soi qui renaît. 

4. L'intégrale de Lou !, bande dessinée à succès de Julien Neel qui a accompagné ma prime adolescence, fait désormais partie de ma bibliothèque. Je me suis replongée dans la vie de cette héroïne qui fut pour moi un modèle, avec un regard neuf, dans l'espoir de ne pas être déçue par une oeuvre qui a marqué mon enfance.



5. Ce sera possiblement un de mes plus grands plaisirs de cette année 2020 qui commence tout juste. J'ai assisté ce matin à une projection de Je ne sais pas si c'est tout le monde, en présence de son réalisateur, Vincent Delerm. Celui-ci, fils de l'écrivain Philippe Delerm (auteur entre autres de La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules), est connu pour sa musique mais je dois avouer que je ne le connaissais que très peu personnellement. Et quelle découverte ce fut ce matin. Son film documentaire montre à la fois du commun et des singularités, celles d'Alain Souchon, d'Aloise Sauvage, de Vincent Dedienne, de Jean Rochefort et d'autres personnages plus anonymes. C'est un propos sur la vie qui passe, sur ce qui construit une vie. Les plans sont absolument magnifiques, la photographie est d'une poésie puissante, la bande originale accompagne le tout avec beaucoup de sensibilité. Quelle magnifique scène avec Jean Rochefort, derniers plans de sa carrière ; et l'on aurait tout autant adoré voir la scène prévue avec Agnès Varda, avant sa disparition. Il y a aussi cet homme aux 40 carnets, pour 40 ans de vie ; qui illustre bien une des vocations, peut-être, de ce documentaire : laisser une trace de ce qui a été. Je vous invite fortement à assister aux prochaines séances organisées au Cinéma des cinéastes si vous êtes à Paris ; ou à regarder le documentaire  disponible en intégralité sur Arte


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