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Sélection

Plaisirs hebdomadaires#3 (plutôt bimensuels exceptionnellement)

Cette fois-ci, l'article regroupe les plaisirs des deux dernières semaines.
J'hésite par ailleurs à renommer cette rubrique pourtant toute nouvelle. En lisant l'article (pour ne pas dire, la mine d'or) publié sur le blog Les méditations dans l'urgence (animé par Charles Salmacis) intitulé « Reco culturelles », je me suis dit que c'était sans doute plus parlant que « Plaisirs hebdomadaires ». Il faut dire que mes articles ne parlent pas uniquement de choses « culturelles » au sens stricte bien que, sans vous mentir, la plupart de mes plaisirs personnels sont de cet ordre là. 
1. Le premier plaisir de ces deux semaines passées fut d'assister à une rencontre avec Laure Leroy, venue présenter les éditions Zulma à la Librairie Nouvelle. Il est bien rare que des éditeurs/éditrices viennent à la rencontre du public ; mais dans le cas où les auteurs/autrices du catalogue sont tous et toutes à l'étranger, l'éditeur/éditrice devient une instance de médiation …

Plaisirs hebdomadaires #2

Nouvelle semaine, nouveaux plaisirs. Les nouveaux plaisirs annoncés ne chassent pas les précédents. J'ai par exemple écouté d'autres épisodes de Remède à la mélancolie dont je vous parlais dimanche dernier

Semaine du 18 novembre 

1. Parce que nous sommes au lendemain du 23 novembre, jour où des dizaines de milliers de personnes se sont réunies à l'occasion de la marche contre les violences faites aux femmes organisée par le collectif #NousToutes, je souhaite en premier lieu vous partager quelques contenus médiatiques sur les violences conjugales. 

- La premier est une série proposée par l'émission Les Pieds sur terre produite par Sonia Kronlund, intitulée « Des hommes violents ». Mathieu Palain, journaliste (et auteur par ailleurs du remarqué Sale Gosse aux éditions de l'Iconoclaste), suit 12 hommes condamnés pour violences conjugales et réunis pendant six mois dans un groupe de parole. Les récits de ces hommes violents, accompagnés par des récits de victimes, sont poignants, dramatiques, désespérants. Je vous invite malgré tout à écouter ces 6 épisodes qui sont importants sur le plan de la prise de conscience : de ces hommes, progressive bien que refoulée initialement et de nous, auditeurs et auditrices. Il me semble, je dis ça avec des pincettes, que la parole doit se libérer des deux côtés, tant de celui des victimes que de celui des bourreaux pour mieux comprendre ce phénomène de société dans toute sa complexité. Comprendre n'étant pas excuser

- J'ai écouté également ce week-end l'épisode 10 du podcast Les couilles sur la table intitulé « Qui sont les conjoints violents ? ». Je me suis plongée que très récemment ce podcast brillamment mené par Victoire Tuaillon, bien que je suive celle-ci depuis longtemps sur Twitter. Cet épisode-ci tente justement d'expliquer pourquoi ces hommes violents sont bien souvent dans le déni de leurs actes. Isabelle Steyer, avocate de victimes, raconte également son expérience d'intervenante dans des groupes de parole d'hommes condamnés et questionne cette pratique. 

- Je ne l'ai pas encore lu mais je suis ravie de voir que l'hebdomadaire le 1 est dédié cette semaine aux violences conjugales, avec en Une une photographie des jeunes femmes qui sont à l'initiative des collages dénonçant les féminicides à Paris. 


Je ne prends évidemment pas du plaisir à écouter et lire ces témoignages en tant que tels. L'espoir et la satisfaction résident plutôt dans le constat qu'un mouvement important s'amplifie pour dénoncer ces violences, que celles-ci prennent place en Une des médias sans détour. 

Les plaisirs qui suivront paraîtront inévitablement légers et presque déplacés mais cette semaine, il y a eu aussi :

2. Le plaisir d'écouter la Masterclass de Mathieu Sapin donnée au Forum des Images à l'occasion du festival Bédérama 2019 dont il fut l'invité d'honneur. Il y raconte les coulisses de ces diverses bandes dessinées, son rapport au dessin et à ses sujets, ses premiers pas de réalisateur. Je l'ai écouté avant de publier ma chronique sur sa bande dessinée Le Château, où il croque une année passée à l'Elysée pendant le mandat de François Hollande. Cela m'a clairement donné envie de découvrir d'autres de ses bandes dessinées (et de lire toujours plus de bandes dessinées, d'ailleurs). 

3. Le plaisir de (re)découvrir des blogs littéraires qui m'ont l'air très riches même si je n'ai pas encore eu le temps d'explorer chacun d'entre eux de fond en comble (mais tant mieux, la perspective d'avoir des contenus intéressants à lire en ligne est réjouissante). Par exemple : Va plutôt jouer dehors, Luciole écarlate, La Factory / Celestia Musae (que je suivais il y a lonnnngtemps) et le très fourni Passage à l'Est, un blog dédié aux littératures d'Europe de l'Est. Et je suis, bien sûre, ouverte aux suggestions. 

4. Le plaisir de regarder (enfin) le film Le Prénom réalisé par Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière. Faisant partie selon nombre de mes amis de « ces bobos de gauche qui sont abonnés à Télérama sans avoir la télé », j'ai trouvé ça très drôle, évidemment. 

5. Le plaisir de lire les premières pages de  Chez soi : Une odyssée de l'espace domestique, paru aux éditions Zones en 2015. Je connaissais Mona Chollet, comme beaucoup, pour ses articles dans le Monde Diplomatique et son best-seller Sorcières (qui.a passé la barre des 60 semaines en top des ventes d'essais). Je n'ai pas encore terminé cet essai mais il me parle déjà énormément, de par son sujet et ses références (toujours nombreuses et alléchantes dans les livres publiés par Zones). 

6. Le plaisir d'acheter des vêtements sur Vinted. Plutôt que de céder aux appels du dévastateur Black Friday, j'ai acheté cette semaine deux manteaux de seconde main sur Vinted. Il faut fouiller, il est possible d'être déçu mais c'est quand même bien réjouissant de se procurer des vêtements moins chers en minimisant son empreinte écologique. 

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