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Sélection

Plaisirs hebdomadaires #6

Un peu de retard dans mes comptes-rendus hebdomadaires mais il n'est jamais trop tard pour parler de ce qui m'a rendu vivante et m'a fait grandir ces dernières semaines. 
1. J'ai terminé ce matin Les Furtifs d'Alain Damasio, livre de science-fiction qui me faisait de l'oeil depuis un moment. Augustin Trapenard (encore lui, oui) en a d'ailleurs régulièrement fait l'éloge (je vais certainement, d'ailleurs, réécouter l'émission Boomerang faite avec Alain Damasio). Je n'ai pas trop l'habitude de lire des livres de science-fiction mais je m'y mets, doucement, peut-être pour sortir du sentiment de panique qui m'habite en ce début d'année 2020 (ou pour le conforter et agir, peut-être). Les Furtifs est un ouvrage long mais brillant, riche en réflexions et en rebondissements, dans lequel nous suivons des parents qui tentent de retrouver leur fille. Les villes y sont la propriété des multinationales ; la rebellion grandit ; la quête de…

Plaisirs hebdomadaires#3 (plutôt bimensuels exceptionnellement)

Cette fois-ci, l'article regroupe les plaisirs des deux dernières semaines.

J'hésite par ailleurs à renommer cette rubrique pourtant toute nouvelle. En lisant l'article (pour ne pas dire, la mine d'or) publié sur le blog Les méditations dans l'urgence (animé par Charles Salmacis) intitulé « Reco culturelles », je me suis dit que c'était sans doute plus parlant que « Plaisirs hebdomadaires ». Il faut dire que mes articles ne parlent pas uniquement de choses « culturelles » au sens stricte bien que, sans vous mentir, la plupart de mes plaisirs personnels sont de cet ordre là. 

1. Le premier plaisir de ces deux semaines passées fut d'assister à une rencontre avec Laure Leroy, venue présenter les éditions Zulma à la Librairie Nouvelle. Il est bien rare que des éditeurs/éditrices viennent à la rencontre du public ; mais dans le cas où les auteurs/autrices du catalogue sont tous et toutes à l'étranger, l'éditeur/éditrice devient une instance de médiation plus évidente. Je m'intéresse beaucoup  aux littératures étrangères (ou, selon l'expression de Charles Dantzig, à la « littérature mondiale ») surtout par fascination pour la traduction littéraire qui va de pair. Je trouve cette possibilité donnée par les traducteurs et traductrices (et par des éditeurs / éditrices engagé(e)s sur la question comme Laure Leroy) est essentielle. Connaissant Zulma pour ses jolies couvertures graphiques principalement, j'ignorais que la maison avait lancé sa collection d'essais cette année. Le Dictionnaire des émotions de Tiffany Watt Smith (mis à l'honneur dans leur calendrier de l'avent sur Instagram) m'a tapé dans l'oeil.  Suite à cette rencontre, j'ai aussi emprunté à la bibliothèque deux livres édités par Zulma :

Le Goût âpre des kakis de l'écrivaine iranienne Zoyâ Pirzâd, traduit par Christophe Balaÿ. Il s'agit d'un roman publié en 2009, lauréat du Prix Courrier International du meilleur livre étranger la même année, qui explore la réalité de la vie de couple en Iran.

Le Trésor de la guerre d'Espagne de Serge Pey, un livre paru en 2011 parsemé de récits d'enfances marqués par la Guerre d'Espagne. 

2. Pour rester dans les lectures, j'ai lu ces derniers jours la bande dessinée dédiée à George Orwell, signée par Pierre Christin et Sébastien Verdier. Connu principalement pour le succès de 1984, George Orwell se révèle ici sous d'autres facettes : journaliste de terrain, socialiste, combattant de la Guerre d'Espagne... Un bel hommage à un homme dont la postérité est indiscutable. 



3. Je me suis rendue lundi soir au théâtre de l'Europe - Odéon pour une rencontre exceptionnelle autour de l'effervescence culturelle de Belgrade, organisée dans le cadre du Festival Un WE à l'Est. J'ai découvert l'existence de ce festival cette année seulement et je compte en profiter encore plus l'an prochain étant donné mon intérêt pour les cultures de l'Est. Initiée par Vera Michalski et Brigitte Bouchard, le festival met à l'honneur une ville d'Europe centrale et orientale à travers ses artistes. La conférence à laquelle j'ai assisté réunissait (n'hésitez pas à cliquer sur les liens pour avoir plus d'informations sur chacun(e) des invités) : 

- La réalisatrice Mila Turajlić, dont le premier long métrage documentaire Cinema Komunisto fut lauréat d'une dizaine de prix à travers le monde. Il traite du poids du cinéma dans la mémoire d'une nation disparue, la Yougoslavie, à partir de l'histoire des studios Avala créés au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et mis au service de la propagande d'Etat. Elle a aussi signé en 2016 L'envers de l'histoire, où elle raconte la révolution démocratique à travers le témoignage de sa mère, dans son appartement familial. La question de l'intime comme point de départ pour raconter l'histoire nationale fut d'ailleurs un des sujets évoqués pendant la soirée.

-  Enki Bilal, auteur, réalisateur, metteur en scène et dessinateur connu pour ses albums de bande dessinée (dont l'un fut récompensé du Grand Prix du Festival d'Angoulême en 1987). Il a publié récemment les premiers tome d'une série dystopique intitulée Bug (aux éditions Casterman) : il y imagine une planète Terre confrontée à la disparition soudaine d'Internet, en l'an 2041...

- Les écrivains Alberto Manguel et Goran Petrovic. Le premier a publié dernièrement aux éditions Actes Sud Je remballe ma bibliothèque. Une élégie et quelques digressions (traduction de Christine Le Boeuf) où il fait part d'un récit intime à partir des bibliothèques qu'il a connus à l'occasion dans ses habitats successifs. Il a également dirigé la Bibliothèque Nationale d'Argentine. Goran Petrovic est quant à lui un des écrivains majeurs de Serbie. 

Bref, ce fut passionnant et ça ouvre nos horizons sur des productions culturelles souvent peu connues et peu médiatisées en France...!  Je vous invite à lire les comptes rendus du Festival publiés sur ce blog

4. J'ai aussi fait quelques découvertes sur Internet :

- BLOGS : - Le blog et compte Instagram  littéraires Loupbouquin ainsi que le blog Les méditations dans l'urgence dont je vous parlais en début d'article.

- YOUTUBE : La chaîne Youtube d'Elisa Cab. Elle publie des bilans culturels et parle beaucoup de ses lectures, mais aussi de ses réflexions sur divers sujets de société.



- INSTAGRAM : j'ai également un oeil au compte Instagram de Jeanne Lyra (que je suis depuis longtemps sur YouTube), très motivant sur les questions de consommation responsable et toujours plein de recommandations culturelles pertinentes.

- PODCAST : je viens tout juste de découvrir également le podcast Page 394, affaire à suivre.

Bonne soirée à tous et toutes, et n'hésitez pas à me partager vos recommandations ! 



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