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Sélection

Remèdes culturels au quotidien #2

Voyons-voir.

1. J'ai écouté des bribes de vie aux deux extrémités de l'existence sur France Culture. Le journal d'un nouveau-né, une série diffusée dans l'émission Les pieds sur Terre (une émission grandiose avec des gens qui parlent de leur vie tant banale qu'extraordinaire, un peu comme le podcast Transfert sur Slate). On y écoute un homme et une femme qui se rencontrent s'aiment et font un enfant (ça pourrait être aussi deux hommes ou deux femmes - ce que la journaliste prend soin de préciser). Et puis je me suis plongée dans une série d'émissions sur la vieillesse, produite cette fois par LSD - La Série Documentaire, avec des gens chouettes dedans qui parlent de leur rapport au temps qui passe, au corps qui se délie, à l'esprit qui se perd et à la mort qui approche.



2. Je me suis remplie d'amour à l'exposition « De l'amour », abritée par le Palais de la Découverte. L'amour y est traitée dans sa globalité, avec comme points de départ d…

Plaisirs hebdomadaires #6

Un peu de retard dans mes comptes-rendus hebdomadaires mais il n'est jamais trop tard pour parler de ce qui m'a rendu vivante et m'a fait grandir ces dernières semaines. 

1. J'ai terminé ce matin Les Furtifs d'Alain Damasio, livre de science-fiction qui me faisait de l'oeil depuis un moment. Augustin Trapenard (encore lui, oui) en a d'ailleurs régulièrement fait l'éloge (je vais certainement, d'ailleurs, réécouter l'émission Boomerang faite avec Alain Damasio). Je n'ai pas trop l'habitude de lire des livres de science-fiction mais je m'y mets, doucement, peut-être pour sortir du sentiment de panique qui m'habite en ce début d'année 2020 (ou pour le conforter et agir, peut-être). Les Furtifs est un ouvrage long mais brillant, riche en réflexions et en rebondissements, dans lequel nous suivons des parents qui tentent de retrouver leur fille. Les villes y sont la propriété des multinationales ; la rebellion grandit ; la quête des Furtifs, créatures omniprésentes en mouvement permanent, installe un nouveau rapport à l'autre. C'est un livre engagé, sur la liberté, que je ne peux que vous conseiller. 

2. Bon nombre d'épisodes du podcast Vieille Branche m'ont accompagné ces derniers temps, pour méditer sur l'année qui vient et sur la vie. Notamment, les épisodes avec Chantal Thomas (académicienne et écrivaine), Monique Pinçon-Charlot (sociologue), Catherine Sinet (femme de presse), Frederick Wiseman (documentariste) et Agnes Rosenstiehl (illustratrice et autrice). Il s'agit d'un podcast pour lequel son animatrice, Marie Misset, rend visite à des personnalités des champs de la politique, des idées et de la culture âgées de plus de 70 ans. 

3. J'ai regardé le film L'Avenir, réalisé par Mia Hansen-Løve en 2016. Isabelle Huppert y incarne une professeure de philosophie confrontée à la vie qui passe, à l'amour qui s'en va et au soi qui renaît. 

4. L'intégrale de Lou !, bande dessinée à succès de Julien Neel qui a accompagné ma prime adolescence, fait désormais partie de ma bibliothèque. Je me suis replongée dans la vie de cette héroïne qui fut pour moi un modèle, avec un regard neuf, dans l'espoir de ne pas être déçue par une oeuvre qui a marqué mon enfance.



5. Ce sera possiblement un de mes plus grands plaisirs de cette année 2020 qui commence tout juste. J'ai assisté ce matin à une projection de Je ne sais pas si c'est tout le monde, en présence de son réalisateur, Vincent Delerm. Celui-ci, fils de l'écrivain Philippe Delerm (auteur entre autres de La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules), est connu pour sa musique mais je dois avouer que je ne le connaissais que très peu personnellement. Et quelle découverte ce fut ce matin. Son film documentaire montre à la fois du commun et des singularités, celles d'Alain Souchon, d'Aloise Sauvage, de Vincent Dedienne, de Jean Rochefort et d'autres personnages plus anonymes. C'est un propos sur la vie qui passe, sur ce qui construit une vie. Les plans sont absolument magnifiques, la photographie est d'une poésie puissante, la bande originale accompagne le tout avec beaucoup de sensibilité. Quelle magnifique scène avec Jean Rochefort, derniers plans de sa carrière ; et l'on aurait tout autant adoré voir la scène prévue avec Agnès Varda, avant sa disparition. Il y a aussi cet homme aux 40 carnets, pour 40 ans de vie ; qui illustre bien une des vocations, peut-être, de ce documentaire : laisser une trace de ce qui a été. Je vous invite fortement à assister aux prochaines séances organisées au Cinéma des cinéastes si vous êtes à Paris ; ou à regarder le documentaire  disponible en intégralité sur Arte


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