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Sélection

Pile à lire post-confinement #2 Ces livres féministes publiés à quelques jours du confinement

Chaque semaine, partager 5 livres que j'aimerais lire. Dans un futur non défini. Pour le moment j'ai le privilège d'avoir des livres sous la main. Oui, avoir des livres non lus sur ses étagères et sur celles de ses parents, c'est un immense privilège et bien le signe d'un certain patrimoine culturel. Je ne l'oublie pas. Alors ces livres que je mentionne, c'est plutôt pour l'après. Je vous invite au passage à lire l'article de Benoît Virot sur Mediapart , par lequel il apporte un regard critique sur la chaîne du livre et en particulier sur le positionnement de la presse littéraire depuis le début de la crise sanitaire. Son propos est intéressant, même si je ne suis pas entièrement d'accord avec ses arguments. De mon point de vue, il est important de continuer à faire exister les ouvrages dans l'espace public, de nouveauté et de fonds.  Aujourd'hui j'ai pensé à ces ouvrages publiés juste avant le confinement, à ces ouvrages dont le

Remèdes culturels au quotidien #2

Voyons-voir.

1. J'ai écouté des bribes de vie aux deux extrémités de l'existence sur France Culture. Le journal d'un nouveau-né, une série diffusée dans l'émission Les pieds sur Terre (une émission grandiose avec des gens qui parlent de leur vie tant banale qu'extraordinaire, un peu comme le podcast Transfert sur Slate). On y écoute un homme et une femme qui se rencontrent s'aiment et font un enfant (ça pourrait être aussi deux hommes ou deux femmes - ce que la journaliste prend soin de préciser). Et puis je me suis plongée dans une série d'émissions sur la vieillesse, produite cette fois par LSD - La Série Documentaire, avec des gens chouettes dedans qui parlent de leur rapport au temps qui passe, au corps qui se délie, à l'esprit qui se perd et à la mort qui approche.



2. Je me suis remplie d'amour à l'exposition « De l'amour », abritée par le Palais de la Découverte. L'amour y est traitée dans sa globalité, avec comme points de départ des nuances issues du grec : érōs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agapē, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social. L'exposition est divisée en deux galeries. La « galerie des attachements » est parsemée de poèmes et de beaux mots qui signifient l'attachement, à des êtres comme à des lieux. La « galerie des sciences » quant à elle met en avant des travaux scientifiques sur l'amour dans un sens plus restreint. Comment nous rencontrons-nous aujourd'hui ? Quel rapport entre le mode de rencontre et le laps de temps s'écoulant entre la rencontre et le premier rapport sexuel ? Quel rapport entre l'orientation sexuelle et le mode de rencontre, qu'est-ce que ça dit de la société ? L'exposition s'attache aussi à expliquer les notions de sexe et de genre, la diversité des orientations amoureuses et sexuelles et le consentement y a aussi son panneau. Les témoignages sont nombreux, le matériel aussi, du visuel (avec de belles illustrations d'Agathe Sorlet), de la vidéo, des jeux, du sonore, de la lecture (il y a même une petite bibliothèque de livres sur l'amour). Cela fait du bien de voir une telle exposition, dans un lieu comme le Palais de la Découverte, faisant la part belle aux apports des sciences humaines. Seul regret, j'aurais aimé avoir accès à une sélection bibliographique plus fournie dans la boutique du musée. A voir jusqu'au 30 août 2020. 

3. J'ai beaucoup souri devant les « épisodes » de la bande dessinée de Théo Grosjean sur Instagram. Cela s'appelle « L'homme le plus flippé du monde » et il y aborde avec humour son anxiété, sa zone de confort, l'injonction à la productivité... Allez vraiment y faire un tour.

4. J'ai regardé avec grand plaisir et quelques années de retard Zootopie (Oscar du meilleur film d'animation en 2017). On y suit Judy Hopps, une lapine fraîchement recrutée dans un commissariat installé dans une ville peuplée d'animaux personnifiés. Pour obtenir la reconnaissance de ses pairs (difficile), elle se lance dans la quête d'une loutre disparue avec la complicité d'un renard escroc mais pas que. Le sujet des discriminations est traité avec humour, intelligence et subtilités. L'animation est juste dingue, réaliste et fourmillant de petits détails graphiques. Mieux vaut tard que jamais si vous ne l'avez pas vu à sa sortie ! 

5. Et j'ai découvert la chaîne youtube de Laurhane, qui publie des bilans culturels mais pas que, j'aperçois aussi au moment où j'écris ici des portraits d'actrices et de compositeurs, une vidéo sur Persepolis (j'ai lu cet été les 4 tomes de la bande dessinée éditée par L'Association et c'était très chouette), une autre sur des bandes dessinées féministes. Et en plus elle met des liens vers le site des Librairies indépendantes quand elle présente des livres. Beau programme ! 

Commentaires

  1. J'ai très envie de regarder Zootopie, même si je ne suis pas une grande fan de dessins animés à la base, je le deviens ! En ce moment j'aime beaucoup flâner dans les musées aussi ahah

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